Josélito Michaud fait l'éloge de l'ennui et pointe notre menotte invisible

L'animateur signe un long texte sur l'art de ne rien faire et l'ennui qu'on a désappris à vivre, selon sa dernière publication Facebook.

Vedette : Josélito Michaud

Josélito Michaud ne scrolle pas ce matin. Il freine. Dans sa dernière publication, l'animateur signe un long texte intitulé L'éloge de l'ennui, un plaidoyer pour l'art de ne rien faire.

L'angle, c'est le vide qu'on fuit tous. Fermer les yeux, n'attendre rien, juste être là : il pose ça comme un défi presque impossible dans un monde qui réclame notre attention à chaque minute.

Ce qu'on sait

  • Dans sa publication Facebook, il signe un texte intitulé L'éloge de l'ennui.
  • Il oppose l'enfance sans téléphone, où l'ennui se vivait dehors, au présent hyperconnecté.
  • Il décrit le téléphone comme une menotte invisible, un boulet qui pousse à tout voir et tout savoir.
  • Il avoue être lui aussi pris au piège, incapable de laisser un vrai répit à son cerveau.

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Ce qui accroche, c'est l'aveu. Michaud ne joue pas au sage qui a tout compris. Il se met dans le lot. Il se décrit en train de courir vers un objectif qui recule au moment même où il croit l'atteindre, et il le raconte sans se donner le beau rôle.

Le morceau qui pogne, c'est l'enfance. Une branche qui devient une épée. Une boîte de carton transformée en château. Un champ qui vire en royaume à explorer. Il rappelle qu'on nous poussait dehors le matin pour ne rentrer qu'au souper, sans téléphone, sans localisation, sans aucun moyen de nous joindre. Juste de la confiance. Et il ose le mot insouciance.

Son idée tient en une ligne : l'ennui ne nous volait pas du temps, il nous en donnait. Le cerveau, dit-il, a besoin de périodes de jachère. De silence. De vide. C'est là qu'il trie, qu'il décante, qu'il crée des liens, qu'il apaise ce qui s'est agité toute la journée.

La publication s'arrête net sur un « Et je sais que » laissé en suspens. On dirait qu'il retient volontairement la chute, comme pour nous forcer à rester dans le rien une seconde de plus. La vraie question, c'est combien d'entre nous vont réussir à fermer les yeux dix minutes après avoir lu ça, le téléphone posé à l'envers sur la table.

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