Luc Poirier chiffre le vrai coût d'être proprio et ça calme le rêve

L'entrepreneur aligne les chiffres sur les intérêts, les taxes et l'écart prix-salaires, et remet en question le réflexe d'acheter à tout prix.

Vedette : Luc Poirier

Luc Poirier ne te vend pas une maison aujourd'hui. Il te demande si t'as vraiment fait tes calculs avant d'en vouloir une. Dans sa dernière publication, l'entrepreneur s'attaque à LA question qu'on lui pose en boucle : est-ce qu'il reste une logique financière à devenir propriétaire dans les grandes villes du Québec et leurs environs?

Sa réponse tient en une nuance. Ça dépend. Et au lieu de te laisser sur ta faim, il déroule les chiffres pour appuyer son point.

Ce qu'on sait

  • Dans une publication Facebook, Luc Poirier répond à ceux qui lui demandent s'il reste avantageux d'acheter une propriété dans les métropoles québécoises.
  • Il rappelle que depuis près de 20 ans, le prix des propriétés a grimpé beaucoup plus vite que les revenus des ménages.
  • Son exemple : une hypothèque de 600 000 $ amortie sur 25 ans à 5 % représente près de 450 000 $ d'intérêts, avec plus de 70 % des premiers versements qui servent uniquement à payer les intérêts.
  • Il note aussi qu'à Toronto, les prix restent environ 20 % sous leur sommet de 2022.

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Le punch, c'est qu'il ne déconseille pas d'acheter. Il le dit clairement : pour bien du monde, devenir propriétaire reste un excellent choix. Ce qu'il refuse, c'est le réflexe automatique, l'idée qu'acheter, ça te fait passer à une autre étape de ta vie, comme un niveau supérieur.

Ce qui accroche, c'est sa liste. Intérêts, taxes municipales, taxes scolaires, assurances, entretien, rénovations, frais de copropriété. Poirier empile tout ce qu'on oublie de compter quand on rêve d'une pancarte VENDU sur le terrain. Il rappelle même que les institutions financières considèrent déjà qu'un ménage touche sa limite quand le logement gruge 39 % de son revenu brut, un seuil que bien des acheteurs explosent aujourd'hui.

Là où ça devient cash, c'est son constat sur les locataires. De plus en plus de gens qui auraient les moyens d'acheter choisissent de rester en location et d'investir la différence ailleurs. Pas par manque d'argent. Par calcul.

Venant d'un gars qui carbure à l'immobilier et aux gros jouets, l'avertissement a du poids. Il te tend la calculatrice au lieu de te vendre le rêve. Reste à voir si ses abonnés vont hocher la tête ou lui rentrer dedans dans les commentaires.

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